©2019 by Anthony Poix. Proudly created with Wix.com

IMG_0217.jpg

REPORTAGE À CUBA POUR LA MORT DE FIDEL CASTRO

Le Parisien

« Fidel ha muerto. » La nouvelle, tombée très tard vendredi, sonne comme un coup de massue pour bon nombre de Cubains sur l'île. Les postes de télévision et de radio crépitent en boucle tandis que les rues se remplissent dès 5 heures du matin pour commenter la nouvelle de la veille. Dans la capitale, La Havane, l'atmosphère est particulière, celle d'un choc, même si ce n'est pas une surprise. « Je suis sous le choc, commente Claudia, archiviste de 28 ans. Il incarnait notre pays, la lutte contre l'impérialisme. Les gens qui ont l'âge de nos parents et de nos grands-parents sont particulièrement touchés. » Neuf jours de deuil national ont été décrétés par le président Raul Castro, son frère, au pouvoir depuis 2006. A Trinidad, sur la côte sud, Elvira est en larmes. « Il est mort », sanglote cette admiratrice des Castro, comme si elle ne pouvait y croire. A Santa Clara, dans les terres, ville symbole de la révolution cubaine en 1958-1959 où Ernesto Che Guevara combattit victorieusement les troupes de Batista, la disparition du Lider Maximo plonge la ville dans le silence. « Un grand homme nous a quittés, clame Elsa Maria, près de 80 ans, qui a vécu les combats de la révolution. Peut-être le plus grand personnage de ce siècle. Le peuple lui est voué et nous continuerons de lutter. »